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Le Familistère de Guise: un palais social.

A Guise, dans l’Aisne, s’élève un ensemble harmonieux de bâtiments en briques rouges.

Ce complexe architectural constitue un bel exemple d’une utopie devenue réalité.

Jean-Baptiste André Godin (1817-1888), modeste ouvrier picard, développe sa petite entreprise de serrurerie-fumisterie créée en 1840 et la transporte à Guise. Là, il entreprend la fabrication des  poêles en fonte de fer qui feront la réputation de l’établissement durant des décennies.

A cette activité industrielle Godin veut associer ses idées de progrès social. Godin fonde le concept des « équivalents de la richesse ». Ce que la bourgeoisie de l’époque peut acquérir par l’argent les ouvriers pourront se l’offrir par l’entraide et la mise en commun.

A partir de 1859 les habitants de Guise voient s’élever les divers bâtiments qui vont constituer le Familistère.

La Norvège en noir et blanc (ou presque).

Si la couleur révèle toute la beauté des paysages norvégiens, le noir et blanc ne doit pas être dédaigné pour autant.

Noir des rochers ou des structures, blanc de la neige s’opposent ou s’unissent pour nous offrir d’autres visions.


Galerie.

Voyage à bord de l’Express Côtier MS Lofoten et comté de Troms, 30 mars. L’adieu à l’arctique.

Tout le monde est sur le pont vers 6 heures.
Ultimes nettoyages et vérifications. Nous avons décidé de prendre notre petit-déjeuner à l’aéroport.

Nous descendons les bagages dans l’entrée.

Dernières cigarettes pour Jérôme et Roxane. Le ciel est encore chargé de neige. Le soleil fait une timide apparition illuminant le paysage.

Jérôme et Roxane parlent avec le propriétaire qui leur apprend qu’en décembre/janvier l’on peut voir des orques dans le fjord où nous sommes allés hier. Encore un voyage en perspective! (qui se concrétisera en décembre pour Jérôme et Roxane).

L’éclaircie aura été de courte durée et la grisaille reprend possession de l’environnement pendant que les chiens de la ferme se coursent dans la neige.

Nous quittons la maison à regret pour gagner l’aéroport (snif).
Jérôme et Roxane vont remettre la voiture pendant que nous gardons les bagages Dany et moi. Nous sommes en avance et le checking fait nous allons prendre notre petit déjeuner.
Dehors les flocons volètent. Un léger coup de « spleen » s’abat sur notre petite équipe.
L’aéroport de Tromsø, sympa et à taille humaine, nous change de la démesure des autres aéroports.
Dernier achat de Roxane à la duty free, un troll pêcheur pour Jérôme. Nous embarquons sans problème. L’avion se dirige ensuite vers les immenses machines qui vont dégivrer l’appareil.

C’est sous la neige que nous quittons Tromsø.

Le vol est sans histoire jusqu’à Oslo. Ici aussi le temps est morose histoire de moins nous faire regretter notre départ.

Nous sommes un peu inquiets, le temps qui nous est imparti pour l’escale étant très court (ça devient une habitude). Le terminal est immense et notre porte d’embarquement à l’opposé de celle où nous sommes arrivés. Belle course dans l’aéroport avec zig-zag partie entre les autres voyageurs. Nous arrivons à notre porte essoufflés mais à l’heure.
Embarquement de nouveau sur un Boeing 737 de la SAS, passage au dégivrage et nous quittons le sol de la Norvège (re- snif). Nous prenons notre envol, sous la neige, direction Copenhague.

Après un vol très court nous atterrissons dans la capitale danoise.
Le centre commercial est vaste. Ah, pardon! C’est un aéroport. Mais c’est difficile à croire tant il y a là de boutiques de luxe (c’en est presqu’indécent).
Par endroit, la fonction aéroport disparait sous la fonction commerciale. Nous trouvons notre porte d’embarquement au milieu des boutiques. L’avion est en retard et comble, le panneau qui devrait l’indiquer est resté bloqué sur le précédent un vol en partance pour Stuttgart. Enfin, nous sommes emmenés en bus au pied de l’avion, un Bombardier (c’est le nom du constructeur pas la fonction).
Il pleut légèrement alors que nous montons sur la passerelle de l’appareil. Le vol se déroule tranquillement jusqu’à Genève.
Le survol des Alpes nous offre un spectacle grandiose en dernier cadeau.

Nous avons quitté la Norvège sous la neige, nous retrouvons le Genevois où il fait 20°. Nous crevons de chaud dans nos habits polaires.
A la maison nous attend un vrai repas français qui met un point final à ce voyage 2017.

 

Un immense merci à la famille qui est venue s’occuper de nos loulous. Sans eux rien de tout cela n’aurait été possible!
Merci!!!

Photos. Jérôme, Roxane, Patrick.

Voyage à bord de l’Express Côtier MS Lofoten et comté de Troms, 29 mars 2017. Rangement et ultimes balades.

4h38. J’ai d’abord cru qu’une aurore éclairait la pièce.
Mais ce n’était que le lever du soleil sur le fjord. Pas bien réveillé j’ai pris la photo.

Un peu plus tard au déjeuner, il neige toujours sur un paysage bouché (et moi je suis un peu dans le brouillard…).

Lorsque le soleil daigne faire son apparition, c’est pour nous révéler un décor d’un blanc immaculé. Pendant la nuit le balcon s’est recouvert d’une épaisse couche de neige et la porte qui donne sur l’extérieur s’ouvre avec peine.

Aujourd’hui, grand nettoyage de printemps. Il faut laisser la maison impeccable. Des instructions sont notées dans un classeur. Ça frotte, ça lave, ça range. Une vraie ruche. A l’arrivée, une maison comme neuve.
Un mot sur le système de tri en Norvège (du moins ce que nous avons pu en voir).
Dans la maison, plusieurs sacs de couleurs différentes sont à disposition pour accueillir le carton, les déchets de nourriture, les briques de liquides, les plastiques et enfin les « ordures ménagères ».

Les canettes en aluminium sont consignées (et me semble-t- il les bouteilles en plastiques). Le prix de la consigne est inscrit sur la canette en clair et en code barre. Des machines servent à la collecte dans les supermarchés. Le canette est introduite dans un orifice et le prix de la consigne vous est crédité. Deux boutons sont disponibles sur la machine. Appuyez sur le premier et un ticket sur lequel est inscrit  le montant de vos consignes vous est remis, il sera déduit de vos achats à la caisse du magasin. Appuyez sur le second et vous en  en faite don à un organisme (vu par exemple pour la crois rouge).

Des conteneurs sont également disponibles en certains endroits pour le verre par exemple.

Difficile en si peu de temps de se faire une idée précise sur tous les aspects du système.

Nous n’avons pas grand chose à regretter d’être bloqués à la maison car la météo est de nouveau à la neige. Elle tombe sans discontinuer contraignant notre hôte à déneiger encore et toujours.

Jérôme et Roxane se découvrent une âme de bâtisseurs. Ils vont donc édifier…un igloo. Ils font d’abord un gros tas de neige avant de le creuser pour le rendre habitable. C’est un bel igloo biplace. Tous les deux s’amusent comme des fous.
L’après-midi nous gratifie d’une belle éclaircie. Nous en profitons pour aller découvrir un fjord que nous n’avons pas encore parcouru: le Kalfjorden. Nous en profiterons pour également retourner à Ersfordbotn.
Un petit détail au moment de quitter la maison. Un petit radiateur horizontal est installé dans l’entrée. Lorsque nous sommes présents, ce sont les chaussures qui y reposent et lorsque nous sommes de sortie ce sont nos chaussons qui se chauffent en attendant notre retour.

Nous croisons un chasse-neige en action ce qui n’est pas un luxe aujourd’hui.

Comme souvent, la route n’a pas d’issue. Il fait un temps de nouveau superbe et tout le paysage est recouvert de neige fraîche. Le fjord est d’une beauté fastueuse. Le blanc de la neige étincelle sous le soleil et se marie avec le ciel bleu. Les montagnes se mirent dans l’eau. La couleur des maisons  déchirent par endroits le tapis blanc de la neige.

Dire qu’il va falloir partir, laisser derrière nous ces paysages et renoncer à cette beauté.
Au bout de la route, Jérôme repère deux rennes qui « font les poubelles ». Je m’approche prudemment.

Avant de rentrer nous passons dans un petit supermarché découvert par Jérôme et Roxane.
Enfin un magasin où tout est appétissant. Il y a une vraie poissonnerie et tout n’est pas sous vide. Nous achetons de quoi prendre l’apéritif et nous rentrons.
Avec Roxane nous allons nous promener sur la grève sous la ferme. Le jour tombe sur le fjord.

Nous apercevons au dessus de nous deux cavalières dans la carrière couverte de plusieurs dizaines de centimètres de neige. Les chevaux enfoncent jusqu’au genou.
Où nous sommes règne une grande quiétude. C’est un moment d’une infinie délicatesse.


Galerie.

Voyage à bord de l’Express Côtier MS Lofoten et comté de Troms, 28 mars 2017. Tiens! il neige.

8h15- Petit déjeuner devant un paysage pas désagréable malgré la neige qui tombe. La nuit a déposé un épais manteau de coton blanc.

Vu la météo nous allons « faire les magasins » pour changer un peu.
Nous nous rendons dans la grande zone commerciale proche de l’aéroport. La galerie marchande est immense et à peu près vide de monde. Mais il est vrai qu’il est tôt.
Curieusement en Norvège les supermarchés se situent souvent seulement à quelques centaines de mètres les uns de autres. Est-ce pour cette raison que nous n’y avons jamais vu grande affluence?
Ou peut-être est-ce une question d’heure puisqu’ils sont tous ouverts tard dans la soirée.
Nous sommes quasiment seuls dans l’immense centre commercial dans lequel nous pénétrons.

Tout ou presque y est présenté sous emballage. Seuls les gâteaux échappent à la frénésie protectrice.

Les bonbons occupent des mètres carrés au sol et des distributeurs multicolores s’étirent sur des mètres de murs. Des rayons qui doivent faire le bonheur des dentistes norvégiens.

Jérôme nous offre un petit drapeau norvégien qu’il a trouvé dans un rayon. Les norvégiens adorent leur drapeau qui souvent flotte sur les maisons ou dans les jardins.
De retour à la maison, nous prenons la photo « officielle » du voyage en Norvège 2017.
Ceci fait, nous nous offrons un chocolat chaud dans la cuisine.
Je vais ensuite faire un petit tour dehors ce qui signifie grosses chaussures, polaires et anorak. Sans oublier les gants. Je ne vais pas bien loin. Le ciel devient d’un noir d’encre et la neige se remet à tomber. Vite! à l’intérieur.
Dehors, la tempête de neige repart de plus belle.

Vers la tombée du jour, le soleil réapparait et illumine le fjord.
Les changements de temps sont rapides et radicaux. Forte neige ou grand soleil.

Vers 19h15, c’est l’heure bleue. Toute la carrière est baignée de lumière bleutée. Dany adore.

Nous commençons le nettoyage de la maison.
Vers 22 heures, le chasse-neige de la ferme entre en action pour dégager les dizaines de centimètres de neige tombés.

Par ici chaque maison semble être équipée de son chasse-neige gros ou petit.

Voyage à bord de l’Express Côtier MS Lofoten et comté de Troms, 27 mars 2017. Neige (toujours) et musée (encore).

Je me lève à 5h30 pour constater qu’il neige toujours. L’espace côtier dégagé par les grandes marées se couvre d’un duvet blanc.

La matinée se déroule paresseusement. La météo n’incite pas à l’extérieur.
Je sors faire quelques photos des chevaux qui restent placidement sous la neige.

Le midi nous déjeunons de bonne heure. Puisqu’il ne fait pas beau nous irons visiter le Polarmuseet.
Mais d’abord, il faut déneiger.

Le Polarmuseet est un musée entièrement consacré aux régions polaires. Y est décrite la vie des hommes qui y chassaient le phoque, l’ours et la baleine. Nous trouvons une place pour parquer la voiture non loin du musée. Une neige lourde tombe en rafales et nous nous engouffrons dans l’abri que nous offre le bâtiment.

L’intérieur, tout en bois, est chaud et accueillant. A l’entrée nous est remis un petit guide en français (un petit guide papier, pas un petit homme) qui nous permet de comprendre les salles que nous traversons. Il y a énormément de document, d’objets et de mises en scène de la vie des pionniers.
Bien entendu des salles sont consacrées aux deux héros polaires norvégiens, Roald Amundsen et Fridtjof Nansen.

Si Amundsen est mondialement connu pour avoir dirigé la première expédition à avoir atteint le pôle Sud, le second n’en est pas moins remarquable. Grand explorateur polaire, homme de science reconnu, il fut également Haut commissaire pour les réfugiés et prix Nobel de la paix en 1922.

Cette lettre est émouvante si l’on considère qu’elle a été écrite en 1892 de la main de Nansen.

Nous terminons la visite au pas de course notre temps de parking étant terminé.

Sortis du musée et après avoir rechargé le parc-mètre, nous nous sommes promenés en ville. Nous sommes passés devant l’église catholique et avons admirer les bateaux en bois du port.

Ensuite nous avons écumé les boutiques de souvenirs avant de connaître notre premier embouteillage.
Encore n’était-ce qu’un gros ralentissement sur le pont qui relie le centre-ville au quartier de la cathédrale Arctique devant laquelle nous sommes passés. En plus nous nous étions trompés d’itinéraire!

Retour à la maison, toujours sous la neige.
Profitant de la marée basse, des huitriers-pie viennent me narguer sur la grève.

Ce soir c’est apéro et repas.
Dehors, dans la carrière, trois filles entrainent leurs chevaux de nuit sous une neige qui tombe drue. Ça force l’admiration.
Pas d’éclaircie en vue, au lit. Mais Roxane veille; une échancrure entre les nuages et le ciel nous offre une petite aurore. Elle est faible et ce sera la dernière de notre séjour.

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