Au fil des kilomètres le paysage se métamorphose. Les forets humides laissent place aux étendues agricoles et aux forêts sèches. Les routes quant à elles font place aux pistes arpentées par les sabaneros (cow-boys du pays).

Nous avons rejoins la ville Tamarindo. Surfeurs de tous horizons s’y donnent rendez-vous pour affronter les vagues déchaînées du Pacifique. Nous ne nous sommes finalement pas éternisés. Tamarindo est un des seuls endroits où nous ne nous sommes pas sentis en super sécurité. Nous avons trouvé le secteur un peu glauque. Nous avons passé la nuit non loin, près de Playa Grande.

– Playa Grande et le parc national Las Baulas:

Cette plage protégée par le parc Las Baulas est épargnée de l’appétit dévorant de l’urbanisation et du tourisme. Le site est réputé pour la ponte des tortues luth qui a lieu entre Octobre et Mars. Le sable fin y est à perte de vue.

Lors de notre escapade sur la plage nous avons préféré mettre toutes nos affaires en sécurité dans la coffre fort de la chambre sauf que… suite à un bug ou une mauvaise manip nous n’avons plus réussi à l’ouvrir. Toutes nos affaires étaient dedans y compris l’argent pour le repas du soir. Les hôteliers n’avaient pas la clé (la seuleee clé perdue parmi les moult coffres de l’hôtel… au loto de la loose nous sommes gagnants) et personne pour ouvrir la maudite boite avant le lendemain. Au lieu d’un repas romantique en bordure d’océan… nous avons déguster une boite de thon à l’huile à la cuillère.. ça a son charme.

Le lendemain, après avons récupéré nos affaires, nous avons poursuivi notre route vers le sud et avons profité des petites plages discrètes ainsi que de la faune du littoral.

Pour terminer notre visite de la péninsule de Nicoya nous voulions passer voir la plage de Samara. Notre hôte de la veille nous avait conseillé sur la route à prendre, la route la plus rapide, même si cela impliquait traverser une rivière qui ne devait pas poser trop de problème. Nous y sommes allés confiants… un peu trop peut être…

– Crapio: “ Ça passe t’inquiète pas! ”

– Crapiotte… pas le temps de répondre.

– Le 4×4 : “ Plouf ”, coincé.

Bon ça passait…. mais pas là où nous avons mis nos roues … nous étions trop petit pour passer par là. Plus possible d’avancer, plus possible de reculer… et l’eau commençait à rentrer par les portières. Moi qui me marre tout le temps, même dans les pires situations, là pas vraiment. Pas un mot, pas une moquerie… c’est pour dire!

– Crapio:  » Sors de la voiture  »

– Crapiotte:  » Heu on s’enfonce et y a de l’eau jusqu’à la portière j’arrive pas à ouvrir  »

– Crapio:  » BAH! Sors par la fenêtre !

– Heuuuuu… bon bin ok…

Nous sommes sortis pour évaluer la situation… pas glorieuse… quand un poisson passe entre les pédales de la voiture c’est d’ailleurs rarement bon signe… même pour un marin pêcheur…

Après de longues minutes une voiture est arrivée. Un couple d’américains qui n’ont pas hésité à venir se mouiller avec nous pour nous aider. Nous tirons le 4×4, le poussons, marche avant, marche arrière… mais niet, nada. Heureusement d’autres sauveteurs n’ont pas tardé à arriver. Un monsieur du coin et un couple de canadien sont venus à la rescousse. En 2-2 notre petit véhicule naufragé se retrouve attaché à une chaîne et sorti de l’eau!

A tous, si un jour vous tombez sur ces lignes: un immense merci!

Par miracle le 4×4 redémarre! Sur le bord du chemin nous avons trouvé un petit bidon plastique découpé pour écoper… Bon, au moins nous n’avons pas dû être les seuls dans cette situation. Ne reste plus qu’à vider et poursuivre la route.

Durant quelques minutes nous nous sommes retrouvés seuls, les pieds dans la rivière, au cœur de la foret tropicale, entourés du cris des singes… malgré la situation il faut avouer que cela fait se sentir vivant. Une sensation indescriptible de QUASI plénitude. Cela restera un souvenir inoubliable (bien qu’il nous ait fallut plusieurs bonnes heures avant d’en rire 😉 ).

Nous quittons doucement la péninsule de Nicoya puis regagnons la côte du pacifique central.


Galerie: