Miyajima: encore un coup de cœur et cela avant même d’être sur place. Déjà plusieurs mois que je rêvais de voir le fameux torii dans l’eau.

Pour profiter pleinement du lieu nous avons prévu d’y passer la nuit. Petite folie et sacrifice financier vu le prix des hôtels mais cela valait vraiment la peine.

Située dans la baie Hiroshima, sur la mer intérieur de Seto, cette île sacrée est considérée comme un des plus beaux endroits du pays. Cette île est dans son intégralité un sanctuaire shinto.

Le sanctuaire Itsukushima-jinja :

Monté sur pilotis ce temple semble flotter sur l’eau, enfin pour peu que vous y soyez à marée haute… pas comme nous quoi 😉

Le temple Daisho-in :

Ce temple paraît être boudé par la majorité des touristes et pourtant cela fut un coup de foudre pour nous. Lieu atypique en tous points, un ovni même… au charme envoûtant.

La conception de ce temple remonte à un peu plus de 1.200 ans, à l’initiative du philosophe et poète religieux Kôbô-Daishi.

L’entrée du temple commence par l’ascension d’un escalier sur lequel se trouve des sutra, rouleaux de prières à faire tourner lors de son passage.

Une fois en haut, l’ambiance est surréaliste, d’autant plus si vous avez la chance d’entendre le chant des moines. Le lieu est parsemé de statuettes religieuses mais également d’autres objets divers et variés. Des bébés Bouddha se cachent un peu partout et chaque coup d’œil semble être récompensé par une découverte ! Franchement, ce fut une visite au ravissement totalement inattendu, mais wouahou !

Au cœur du complexe se trouve une petite caverne remplie de lanternes. Selon la légende une de ces lanterne fut allumé par le maître et n’a cessé de brûler durant mille ans.

A la fin de la visite il est possible de continuer en direction du Mont Misen. Nous avons vu un petit panneau indiquant une randonnée d’1h30. Il était 14h30, le soleil était encore haut et bon en général sur les estimations de temps ils en rajoutent un max donc nous décidons de nous lancer… quelle idée !

1er indice :

Dès nos quatre premiers pas nous avons croisé un mec : « légèrement » écarlate, en sueur et sans souffle… le pauvre malheureux bien qu’au bord de l’asphyxie nous touche deux-trois mots :

Lui – « hé les gars vous commencez la rando ? »

Nous – « heu oui,oui »

Lui – « bah bon courage! j’y suis depuis 5h de temps, c’est l’enfer sur terre ce truc ! »

Nous – «  ah ok… bon bin merci! »

Et nous avons continué, naïvement...

2ème indice :

Quelque mettre plus loin nous avons pu observer une belle panoplie de panneaux « attention vipère ».

Et nous avons continué, naïvement…

3ème indice :

Au début de la balade le premier panneau indiquait 90min de marche… après 30 min de marche le deuxième panneau indiquait 90min de marche… « Quoi? même après 30min de marche il en reste 90?! Non mais sérieux! »

Et nous avons continué, naïvement…

4ème indice :

Un pèlerin que nous avons croisé est tombé quasi dans les pommes à cause de la fatigue…

  Et nous avons continué, naïvement…

5ème indice :

Tout le long du chemin il est possible d’observer des statues représentant Jizô bosatsu, qui guide les voyageurs égarés et sauve les âmes des Enfers. Mummm… bon il nous protège mais sa présence est louche quand même hein.

Et nous avons continué, naïvement… Bref rapidement nous en avons bavé, enfin surtout moi mais visiblement nous aurions pu nous en douter…

Le Mont Misen culmine à 535 m au dessus du niveau de la mer et le trajet pour l’atteindre fait environ 3km. Rien d’affolant en soi et en tant que bons haut-savoyards nous ne nous débinons pas.

Là ou cela ce complique c’est que l’ascension se fait grâce à des marches…que des marches… 2000 marches… 2000 marches de traviole, de tailles différentes, 2000 marches à gravir dans une chaleur de cocote minute… 2000 marchessss!!! Et pour ma part, 2000 marches à maudire tout au long du parcours !

2000 maaaaarchesssss!!!!

Et effectivement les vipères étaient bien présentes.

En cours de route nous avons croisé un guide qui organisait l’ascension du Mont. Je ne sais pas si c’est ma mine décrépite ou s’il m’a entendue pestouiller à la mort durant le trajet mais pris de compassion, il nous a fourni un plan précis de la randonnée et nous a offert 2 petits cygnes en origami. Cela restera le souvenir le plus précieux du voyage !

Heureusement la curiosité l’a emporté, ça m’a fait aller jusqu’en haut.

Du sommet le spectacle est vraiment chouette. La vue est splendide, tellement belle que je ne râle même plus et fait silence. C’est pour dire !

Le soleil se couchant doucement nous décidons de redescendre en téléphérique. Ce choix est uniquement dû à la baisse de luminosité hein ! J’avais super envie de me retaper 2000 marches en sens inverse moi… quelle déception !

Les spécialités :

Miyajina nous à également marqué par sa gastronomie (eh oui…) Une des spécialité, les momiji manju, sont des petits gâteaux en forme de feuille d’érable traditionnellement fourrés aux haricots rouges. Il en existe également au chocolat, à la crème, au thé, etc.

L’île est également connue pour ses huîtres chaudes. Bon, nous on a goûté ça le matin à 9h, un peu rude mais ça va c’est sympa.

Nous partons sous un temps pluvieux et brumeux. Lorsque nous nous éloignons l’île disparaît peu à peu dans une brume fantomatique confinant au rêve.

Nous continuons notre chemin en direction du mont Koya, autre mont sacré du Japon.


Galerie (cliquez sur l’image pour l’agrandir):