Ville incontournable lors d’un voyage au Japon, Kyoto ne peut que séduire les voyageurs. Il y règne une douceur de vivre et une quiétude qui conforte l’imaginaire que l’on peut se faire du pays. Un vrai coup de cœur, nous aurions pu y passer deux semaines complètes sans se lasser.

Au fil des jours nous avons parcouru la ville de long en large, en travers, en diagonale, de haut en bas bref… une moyenne de 30km à pattes par jour. La Japon ça muscle le mollet !

Bambouseraie d’Arashiyama :

La bambouseraie d’Arashiyama, la forêt de bambous géants de Sagano, est un des hauts lieux du tourisme à Kyoto. Bien que l’endroit soit bondé de monde il mérite tout de même le détour, il s’agit d’une des icônes culturelles de la ville.

La foret s’étend sur approximativement 500 mètres, quoique court cela n’en reste pas moins magique et poétique. Le vent se faufile paisiblement entre les bambous et le feuillage joue avec la lumière de manière onirique.

Kinkaku-ji, le pavillon d’or :

Parvenir au temple fut une grande épopée. La fatigue commençant à se faire sentir nous avons eu beaucoup de mal à comprendre le système des bus de la ville.

Nous voyant probablement un peu égarés un jeune homme est venu à notre secours. Bon, nous étions en fait sur la bonne voie mais en voulant nous aider il nous a fait revenir à notre point de départ… faut croire que finalement les bus sont compliqués même pour les habitants. Alors que nous attendions le bus (avec beaucoup d’interrogations et de doutes) là où le jeune nous avait nous avait laissé, nous l’avons vu revenir vers nous. Il s’était aperçu qu’il avait fait une erreur et était venu nous chercher pour nous conduire au bon bus…franchement touchant.

Nous voilà donc dans le bon bus cette fois, direction le Kinkaku-ji.

Ce temple bouddhique fut construit pour le première fois à la fin du XIVe siècle, par Ashikaga Yoshimitsu. Comme de nombreux bâtiments au Japon, il brûla et fut rebâti à l’identique à maintes reprises. La dernière reconstruction date de 1955. Ce temple, recouvert de véritables feuilles d’or, est inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Bon, c’est à voir c’est vrai mais inutile de s’attarder. Trop de monde et un parcours de visite à la queuleuleu uniquement destiné à faire des photos.

Ryoan-ji :

Temple bouddhiste de l’école Zen Rinzai, qui doit sa notoriété grâce notamment à son jardin de pierres datant de la deuxième moitié du XVe siècle.

Le jardin sec karesensui invite à la quiétude et à la méditation.

Ce temple possède également un très joli jardin. La mousse y est omniprésente ce qui lui confère un charme certain.

Ginkaku-ji, le pavillon d’argent :

Construit en 1482 par le shogun Ashikaga Yoshimasa, qui voulait concurrencer le pavillon d’or. Le shogun avait pour projet de recouvrir le pavillon d’argent mais l’entreprise n’a jamais vu le jour.

De notre point de vue ce temple est bien plus charmant que son homologue en or. Plus discret et plus humble il offre un cadre calme et serein.

Nanzenji temple, le temple zen du sud  :

Nanzen-jiest un temple notable de la branche Rinzai du bouddhisme Zen japonais. Ce temple a été établi en 1291 par l’empereur japonais Kameyama.

Dès l’arrivée sur le site impossible de manquer la porte Sanmon qui culmine à 22 mètres de haut et qui symbolise l’entrée dans l’enceinte sacrée du temple.

Une fois dans l’enceinte nous pouvons parcourir un joli jardin puis laissons nos pas nous mener vers le grand aqueduc Suirokaku. Construit sous l’ère Meiji, ce réseau d’eau reliait le lac Biwa et Tokyo.

Le complexe accueille également en son sein un des plus plus beaux jardins Zen secs du Japon, le « Jardin du tigre bondissant « .

Sanctuaire Heian-jingū :

Heian-jingu un sanctuaire shinto édifié en 1895, met en lumière toute la splendeur de l’ancienne capitale du Japon (capitale du japon 794 à 1878 sous le nom de Heian-Kyo, « Capitale de la paix et de la tranquillité »).

Il s’agit d’une réplique réduite (aux 2/3) d’une partie du palais impérial de l’ère Heian. Sa construction commémore le 1100éme anniversaire de la ville. Il rend hommage à l’empereur Kammu, premier empereur de Kyoto et à l’empereur Kômei, le dernier empereur vivant à Kyoto.

Le sanctuaire Heian se distingue par son vaste jardin, un véritable joyau.

Pontocho :

Cette petite allée est bordée de bâtisses en bois abritant divers restaurants et ochaya (salon de thé). Son atypique atmosphère vous transporte dans le temps jadis. Pour que Pontocho révèle son charme il est préférable d’y flâner à la tombée du jour. Les lanternes s’éclairent, les restaurateurs se mettent à la tâche et les tons bleutés imprègnent les lieux.

Un tout autre décor s’offre à nous de l’autre de cette ruelle étroite, sur les bords de la rivière Kamogawa.

Les établissements offrent la possibilité de se prélasser sur une des terrasses en bois construites sur pilotis, les Yuka. Nous n’avons pas pu profiter de ce cadre mais cela semble bien sympathique !

 Nous avons été alléchés par les cartes et le cadre sympathique de nombreux restaurants mais pour profiter d’un repas dans cette rue mieux vaut prévoir quelque billets en réserve dans la poche. Il est également judicieux de réserver sa table bien en avance et être conscient que certaines adresses ne vous laisserons rentrer que si vous êtes accompagnés d’un client qui fréquente déjà régulièrement la maison.

Nishiki Market :

Bon comme vous le savez la bouffe c’est sacrée ! D’ailleurs à chaque projet de voyage la SEULE et UNIQUE question du Crapio c’est« on mange quoi la bas ?!». Chaque voyage est pour nous une échappée culinaire sans pareil et nous apprécions flâner au milieu de l’effervescence des marchés.

C’est en toute logique que nous avons largement succombé aux charmes du marché Nishiki. Ce marché, situé au cœur de la ville est une ode à la gastronomie Japonaise.

Kiyomizu-dera:

Un de nos coups de cœur fut le temple Kiyomizu-dera. Bien qu’en travaux lors de notre visite il nous a laissé un souvenir impérissable. Mieux vaut arriver tôt afin de profiter du calme du lieu.

Il s’agit d’un complexe accueillant un temple bouddhique et un sanctuaire shinto. Il tient son nom de « temple de l’eau pure » à la petite cascade qui coule en son sein, la cascade Otowa. Provenant des collines voisines elle est réputée pour ses bienfaits sur l’organisme.

Le temple principal est bâti sur une plate-forme en pilotis à flanc de montagne. Il semble flotter dans le paysage et malgré sa taille imposante il en émane une légèreté déconcertante. Situé à 13 mètres du sol il offre également une jolie vue sur la ville.

Enfin de visite nous avons « badaudé » dans les célèbres rues Ninenzaka et Sannenzaka.

Quoique que commerçantes et très courues elles permettent elles aussi de faire un petit bond dans le passé.

Rues Ninenzaka et Sannenzaka :

La rue Ninenzaka signifie « la pente des 2 ans » et Sannenzaka « la pente des 3 ans ». Une légende raconte que si vous tombez dans l’une des rues alors vous allez mourir dans les 2 ou 3 années qui suivent… sympa…dans le doute mieux vaut être sobre et adroit lors de la visite.

En journée il s’agit du lieu idéal pour faire le plein de souvenirs et de babioles mais une fois encore c’est le soir que ces lieux se révèlent le mieux.


Le sanctuaire Yasaka :

Ce sanctuaire shinto a du subir de nombreuses modifications avant d’atteindre sa forme actuelle. Il est dédier à Susano, le dieu des océans.

Ce sanctuaire, bien que plus modeste que les autres, offre un cadre agréable. Le soir, à la tombée de la nuit, plusieurs centaines de lanternes s’éclairent et parent le site de lueurs fantasmagoriques.

En contre bas se trouve l’avenue commerçante Shijo-dori.

Nous voilà maintenant au cœur du quartier de Gion. Ce quartier est considéré comme le plus traditionnel et le plus historique de la ville.

Ce quartier est également connu pour ses Geisha et Maiko (à Kyoto, les Geisha sont appelées Geiko). Nous avons d’ailleurs eu la chance d’en croiser quelques unes.

Franchement je ne sais pas pourquoi mais ça marque quand même ! Crapio s’est bien moqué de moi tant j’étais émue. Elles sont l’image incarnée du Japon, de la tradition, comme figées dans le temps et garantes des savoirs de jadis.

Malheureusement le temps est passé trop vite.


Galerie (cliquez sur l’image pour l’agrandir):