Crapio est au boulot pour finaliser quelques tâches avant le départ.

Crapiotte qui a fait du « rab » de grasse mat’ se lève pour les derniers préparatifs. Dépose du lapinou chez les parents, livraison des gamelles des poilus etc. le tout sous le regard désespéré de Swally qui a bien compris que nous allions une fois de plus en vadrouille.

Crapiotte et ses parents passent ensuite récupérer le Crapio et direction l’aéroport.

Nous avons choisi de voyager une fois encore avec Norwegian Airlines. Nous partons à 14h de Genève, escale à Oslo et arrivée vers 21 à Tromsø.

Le vol est annoncé avec du retard, les fortes neiges à Oslo ont considérablement ralenti le trafic. Par chance pour nous ça ne sera que 30 min. de retard. Nous arrivons à Oslo presque à l’heure prévue, l’avion ayant rattrapé le retard pendant le trajet.

Le vol pour Tromsø est lui aussi annoncé en retard. Il ne neige plus à Oslo mais le trafic est encore très perturbé. Certain vols ont plus de 5h de retard.

Avec soulagement nous décollons avec uniquement 15min. de décalage avec l’heure prévue. Le vol se déroule sans encombre et nous avons même la chance d’apercevoir une légère aurore depuis le hublot.

Une fois sur place, nous nous rendons au kiosque de Hertz afin de récupérer les clés de notre voiture de location. Le véhicule que nous avions réservé n’étant pas disponible nous avons été surclassés. Nous voilà donc au volant d’une Ford Focus. Sièges chauffants, volant chauffant, et options à gogo… tellement d’options que nous ne savons comment la démarrer ou simplement avancer le siège ! Il nous aura fallu quelques minutes pour dompter la bête.

Cette fois c’est parti ! Direction Ersfjordbotn, petit village à 20 min. de Tromsø. Le chemin se fait sous une très jolie petite aurore boréale. Timide mais charmante. Le rêve commence.

Pour ce séjour nous avons loué une petite maison «  Ersfjordbotn Cottage ». Cette fois n’étant que tous les deux, pas besoin de beaucoup de place et lors de nos recherches nous sommes tombés sous le charme de ce cottage rustique à souhait.

Il faut toutefois le trouver… la neige recouvre les routes, il fait nuit noire… nous le voyons mais ne trouvons pas la bonne route pour nous y rendre.

Après avoir fait quatre demi-tours, en gênant à chaque fois un chasse-neige, nous finissons par demander le chemin.

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Alors que nous arrivons devant la maison une imposante silhouette se dresse dans les phares. Un renne énorme nous bloque le passage. Après quelques minutes il décide de prendre la poudre d’escampette.

Le Crapio se gare et descend de la voiture.. sauf que le renne n’a pas dit son dernier mot. Nous comprenons qu’il était venu vandaliser les réserves de pain sec de notre hôte. Nous l’avons donc dérangé en pleine gueuleton. Il s’approche vivement alors du Crapio, s’arrête et se grandit sur ses quatre membres. Les deux s’observent et se font front avec une prestance digne des westerns. Le renne finit par prendre la fuite. Quel homme ce Crapio !

Une fois cette lutte et ce suspens insoutenable terminés, nous retrouvons notre hôte qui nous conduit au cottage. Il est petit, très rustique, tout en bois… un vrai coup de cœur !

Une fois nos affaires installées (en vrac au sol… vous nous connaissez), nous programmons notre réveil pour le lendemain… Levé 4h30. Mais pourquoi une telle folie ?


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