Je me lève à 5h30 pour constater qu’il neige toujours. L’espace côtier dégagé par les grandes marées se couvre d’un duvet blanc.

La matinée se déroule paresseusement. La météo n’incite pas à l’extérieur.
Je sors faire quelques photos des chevaux qui restent placidement sous la neige.

Le midi nous déjeunons de bonne heure. Puisqu’il ne fait pas beau nous irons visiter le Polarmuseet.
Mais d’abord, il faut déneiger.

Le Polarmuseet est un musée entièrement consacré aux régions polaires. Y est décrite la vie des hommes qui y chassaient le phoque, l’ours et la baleine. Nous trouvons une place pour parquer la voiture non loin du musée. Une neige lourde tombe en rafales et nous nous engouffrons dans l’abri que nous offre le bâtiment.

L’intérieur, tout en bois, est chaud et accueillant. A l’entrée nous est remis un petit guide en français (un petit guide papier, pas un petit homme) qui nous permet de comprendre les salles que nous traversons. Il y a énormément de document, d’objets et de mises en scène de la vie des pionniers.
Bien entendu des salles sont consacrées aux deux héros polaires norvégiens, Roald Amundsen et Fridtjof Nansen.

Si Amundsen est mondialement connu pour avoir dirigé la première expédition à avoir atteint le pôle Sud, le second n’en est pas moins remarquable. Grand explorateur polaire, homme de science reconnu, il fut également Haut commissaire pour les réfugiés et prix Nobel de la paix en 1922.

Cette lettre est émouvante si l’on considère qu’elle a été écrite en 1892 de la main de Nansen.

Nous terminons la visite au pas de course notre temps de parking étant terminé.

Sortis du musée et après avoir rechargé le parc-mètre, nous nous sommes promenés en ville. Nous sommes passés devant l’église catholique et avons admirer les bateaux en bois du port.

Ensuite nous avons écumé les boutiques de souvenirs avant de connaître notre premier embouteillage.
Encore n’était-ce qu’un gros ralentissement sur le pont qui relie le centre-ville au quartier de la cathédrale Arctique devant laquelle nous sommes passés. En plus nous nous étions trompés d’itinéraire!

Retour à la maison, toujours sous la neige.
Profitant de la marée basse, des huitriers-pie viennent me narguer sur la grève.

Ce soir c’est apéro et repas.
Dehors, dans la carrière, trois filles entrainent leurs chevaux de nuit sous une neige qui tombe drue. Ça force l’admiration.
Pas d’éclaircie en vue, au lit. Mais Roxane veille; une échancrure entre les nuages et le ciel nous offre une petite aurore. Elle est faible et ce sera la dernière de notre séjour.