Ce matin il neige de nouveau. Nous décidons d’aller visiter les musées à Tromsø.
Nous passons devant le petit port d’Eidkjosen avant de nous diriger vers Tromsø.

Nous traversons le fjord sur le grand pont qui l’enjambe et qui nous mène en ville. La violence du vent sur le tablier du pont est indiquée à l’entrée.

Nous voulons commencer les visites par le Polsterna, un bateau de chasse aux phoques aujourd’hui en cale sèche.

Le bateau est visible dans un bâtiment spécialement construit pour lui. Le mât dépasse de la toiture.  Manque de pot (de phoque) c’est fermé l’hiver.    Encore une raison de revenir.

Nous nous rabattons sur le Tromsø Muséum près de l’Université.
Y sont présentés de nombreux animaux de l’aire arctique. Ils sont bien mis en situation. Des panneaux interactifs permettent de donner notre avis sur des sujets comme le réchauffement de la planète, la responsabilité humaine dans la disparition des espèces ou encore la chasse à la baleine.
Les résultats sont affichés sur des écrans.
Il y a également toute une section consacrée aux Samis et à leur culture.
Malheureusement, beaucoup d’explications ne sont pas traduites en anglais et il faut bien avouer que notre norvégien laisse à désirer (c’est peu dire…).

Une autre partie explique ce qu’est la culture Sami aujourd’hui et quelles sont les luttes présentes ou passées de ce peuple. C’est vivant et bien documenté avec un regard humain.
Des vidéos font parler des Samis de notre époque, des personnes pratiquant des métiers actuels. Une vision loin d’un folklore confiné dans des réserves à touristes.

Les Samis sont un peuple autochtone répartis sur une aire géographique qui s’étend sur une partie de la Norvège, de la Suède, de la Finlande et de la Russie. Sa population est estimée entre 80 et 100 000 personnes. Les Samis ont un drapeau commun. Ses couleurs sont symboliques: le rouge représente le feu, le vert les plantes et la nature, le jaune le soleil et le bleu l’eau. L’anneau représente le soleil dans sa partie rouge et la lune dans sa partie bleue.

D’autres parties s’intéressent à l’art sacré ou à la culture Viking.
Les aurores boréales ne sont pas oubliées et une chambre à plasma permet aux visiteurs d’élaborer leur aurore boréale personnelle.
Celle créée par Roxane est « brillante comme l’aurore » (clin d’œil pour initiés seulement).

La visite terminée, nous rentrons à la maison après un crochet à la station service pour acheter trois burgers, une saucisse grillée et des frites (ce n’est pas servi à la pompe tout de même).
La météo empire encore, c’est à présent quasiment une tempête de neige qui accumule les centimètres de poudreuse. Dehors le chasse-neige de de la ferme déneige et déneige encore.

Roxane décide de nous faire des pancakes.


Tout va bien jusqu’au moment ou la plaque chauffante se met en panne.
Avec Jérôme nous allons voir au tableau électrique: tout est en ordre. Angoisse, aurions nous casser quelque chose? C’est Jérôme qui trouve la solution. Un boitier situé au dessus de la plaque (et pas très en vue) est en fait une alarme qui coupe l’alimentation de la plaque en cas de surchauffe. Nous ré-enclenchons et tout repart. Ouf! Nous aurons nos pancakes.

Tricot, lecture et mots croisés sont au programme de l’après-midi. J’ai l’impression que nous prenons possessions de « notre maison » (ne pas répéter aux propriétaires!). Nous nous y sentons bien. Les baies vitrées donnent sur le fjord que nous ne nous lassons pas d’observer.

Vu le temps, il n’y aura pas d’aurores boréales cette nuit.
Comme tous les soirs nous allumons bougies et lumières sur le bord des fenêtres, à la norvégienne. Mais là, nous pouvons admirer l’effet de l’intérieur, bien au chaud.

( Nous consacrerons peut-être une page aux fenêtres norvégiennes vues de l’extérieur).