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Lever 6 h. Panorama toujours aussi beau. La maison est silencieuse et j’admire le fjord et les montagnes.
Des lambeaux de nuit s’accrochent encore au paysage. Toute l’atmosphère semble vibrer.
L’aube hésite encore à se donner à ce nouveau jour.
Je regarde, immobile. Ne pas bouger, ne pas penser, juste s’imprégner du moment.

Le petit déjeuner pris, nous nous mettons en route vers Mikkelvik. En Norvège, du moins là où nous sommes et en hiver, il ne faut pas se fier à la distance kilométrique. 35 kilomètres se parcourent en une heure. Limitations de vitesse, neige et routes sinueuses se chargent de vous ralentir.
D’autres aléas guettent encore le voyageur qui serait tenté par la vitesse…

Mais pourquoi aller vite, le paysage est si joli.

Mikklevik est encore un village isolé de tout, seulement accessible en franchissant un petit col couvert de neige et de glace.

Au sommet, la vue est somptueuse et embrasse fjord et montagnes ( je vous avais prévenu pour les superlatifs).

Nous nous déplaçons dans des paysages immenses faits de rochers, de neige, de lacs gelés et d’arbres tantôt clairsemés, tantôt serrés en forêts. Quelques bois de bouleaux bordent la petite route.

Au bout de la route un ferry. Et quand je dis « bout de la route » c’est qu’il est vraiment impossible d’aller plus loin.

Quelques maisons s’éparpillent autour d’une baie parsemée de petits ilots.
Une grande quiétude règne sur l’endroit (pas étonnant vu la densité de population du lieu).

Nous prenons ensuite la direction de Tromvik à 120 kilomètres de là. Il sera une nouvelle fois inutile d’espérer aller au delà. En bout de course la route se perd dans les neiges.
A nouveau de somptueux paysages s’offrent à nos yeux éblouis (d’accord, il fait grand soleil, ça éblouit).

Le village de Grøtfjord s’étire le long d’une belle plage de sable.
J’allais oublier l’essentiel: le midi nous avons mangé avec des hamburgers et des saucisses!
Tromvik est un petit village de pêcheurs perdu au bout d’une route accidentée à souhait. Le port se niche au creux d’une belle anse qui donne sur la mer de Norvège. La luminosité vire au gris lorsque nous pénétrons dans la localité .
Les mots manquent pour décrire la beauté minérale du paysage. Aux alentours, tout n’est que rocs et pics. Devant nous traverse un couple de Lagopèdes (enfin, il me semble), de beaux oiseaux blancs aux pattes recouvertes de plumes.
Nous stoppons sur un petit parking en bord d’un fjord. Le paysage y est… allez, regardez les photos.

Je descends sur la grève pour faire quelques photos au ras de l’eau.
La marée basse a découvert galets, rochers et algues. La neige vient lécher les premiers graviers du rivage.

Pour accéder au bord de l’eau je me suis frayé un étroit passage dans la neige profonde. Lorsque je  remonte sur la route, surprise! Plus de voiture. Ni de près, ni de loin. Personne à l’horizon (quoique l’horizon ici…). Je me sens un peu cloche même si j’imagine bien qu’ils ne vont pas me laisser sur place. A moins que…toutes ces anciennes histoires des peuples arctiques et de leurs  villards abandonnés sur la glace …Un doute s’instille en moi…hummm… J’entreprends de marcher vers Tromso.
Et bientôt je vois arriver une Kia avec des passagers hilares à son bord. Pensant me récupérer au bord de la route, ils étaient repartis et ne m’avaient pas aperçu sur ma plage en contre-bas. Ensuite, impossible de faire demi-tour avec la neige des bords de route, ce qui les avait entrainé assez loin pour trouver un endroit où faire la manœuvre.
Le soir nous sommes crevés (comme d’habitude), au lit de bonne heure.


Galerie.