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Lever 6h30 alors que nous croisons de nouveau dans les parages de Havøysund. Le temps est calamiteux.

Les ponts sont déserts. La visibilité est des plus réduite.
Nous croisons le Nordlys, vague forme que nous ne faisons qu’entr’apercevoir dans cette brume.
Le thermomètre du bord a plongé sous le zéro et il y a un fort vent qui creuse la mer et fait danser le bateau.

Le pont est couvert de glace et de neige et nous sommes seuls. Pour gagner l’arrière du bateau il a fallu jouer les équilibristes. D’abord bien se cramponner à une barre, attendre que le bateau qui roule atteigne son point d’équilibre, avancer rapidement jusqu’au point suivant où s’agripper avant que le mouvement pendulaire du bâtiment ne s’inverse.

Nous sommes donc là avec Jérôme, bien calés à l’arrière  (vu le roulis, mieux vaut être calé).

Finalement, c’est très chouette! J’aime ce moment du petit matin sur le pont d’un navire. Et puis ça réveille ! En particulier ce matin.
Petit déjeuner. Pour ma part: harengs assaisonnés à divers sauces (vinaigrée, aigre-douce, tomate…), saumon, brunost et sa confiture de fraise ou de framboise et peut-être, ultime gourmandise, un petit croissant pour finir. A la suite de ça, je peux affronter le froid polaire.
Jérôme est souvent dans le même registre (brunost mis à part) et les femmes restent désespérément classiques (mais bon, chacun ses goûts).
Nous abordons à Hammerfest, le ville la plus septentrionale du monde. C’est du moins ce que prétend la municipalité. Il semble qu’il y ait un concours pour être le « quelque chose » le plus au nord du monde.


La météo s’est remise au beau lorsque le Lofoten se met à quai.

Descente à terre sous le soleil retrouvé et pose des crampons sous les chaussures.

Nous nous promenons dans une ville assoupie. Nous sommes dimanche. Le temps est agréable, lumineux et tranche avec la météo du matin.
Avec Jérôme nous descendons sur la grève. Je mets quelques doigts dans la mer de Norvège. Presque une baignade. Allez, disons le, je me suis baigné au-delà du cercle arctique !!!
Une fois séché (les doigts), nous retournons vers le musée de l’ours polaire. La ville était jadis le port de départ des chasseurs pour le Svalbard. Des statues d’ours blancs ornent d’ailleurs un petit square en ville.


Nous visitons le musée où sont exposés photos et témoignages des temps anciens (pas si loin si on y regarde bien).
Il fait encore grand soleil lorsque le bateau appareille.
Surprise au retour dans les cabines! Les hublots ont été ouverts, ce qui signifie qu’il n’y a plus de tempête en prévision.
Ce répit nous a fait du bien avant de reprendre la mer. Nous ne soufflerons pas longtemps, une grosse houle fait tanguer le bateau. Il est à noter que par mesure de précaution, tous les meubles du bateau sont arrimés.
Nous faisons encore escale à Øksfjord , un charmant petit port blotti au fond de son fjord.

Nous y assistons à une belle tempête de neige. Les rafales de vent soulève la neige qui par moment nous cache le paysage et les maisons.

Nous entreprenons de ranger les valises en vue du débarquement de ce soir (déjà).
Ceci fait, nous nous dirigeons vers le restaurant où nous avons décidé de prendre le dernier repas sur le bateau.
Nous naviguons entre des iles et le bateau a retrouvé sa stabilité.
Le soir tombe sur cette dernière journée de traversée.

La salle de restaurant est très agréablement décorée. Les tables sont dressées de manière élégante.

Les serveurs sont tous en veste blanche, très classe et en plus très sympathiques. Le menu se compose d’une tartelette de poisson suivi d’une soupe aux asperges. Le chef vient ensuite découper le filet de veau devant les convives et le service se fait sur des plats en argent (c’est ce que dit la pub, argentés à coup sûr). Le filet est accompagné de brocolis et bien entendu de pommes de terre.
Une poire Belle Hélène, très belle, clôt le repas.
Nous arrivons à Tromsø en retard et nous débarquons. Fin de la première partie du voyage. Nous quittons le Lofoten , non sans un petit pincement de cœur, un joli bateau qui reste à « taille humaine » (si l’on peut dire à propos d’un bateau). Le modernisme n’y a pas encore fait ses ravages. Pour le côté charme, je pense qu’il est imbattable. Cependant, à la longue, sur une mer agitée, il est possible qu’il se révèle un peu fatiguant.
MS Lofoten, MS Vesterålen, vers lequel penchera notre cœur la prochaine fois ?
Pour l’instant il est 23h45 et à travers des rues désertes nous nous dirigeons vers le Quality Hôtel Saga. Cette fois-ci nous avons des chambres. Il est grand temps de dormir.


Galerie.